Petit point d’étape personnel, parce que j’aurais aimé lire ce genre de témoignage quand j’étais en plein sevrage.
Contexte court : prise de bromazépam pendant 6 ans (0,5 mg/jour au départ, 3 mg/jour à la fin), sevrage sur 14 mois avec crossover au diazépam.
Ce qui va mieux aujourd’hui (18 mois après le dernier comprimé) :
- Sommeil : ~7 h en moyenne, sans médicament. Ça m’a paru impossible pendant 9 mois.
- Anxiété de fond : revenue au niveau pré-benzo. Je reconnais enfin mes propres émotions.
- Mémoire, concentration : ~90 % retrouvées. Le brouillard cognitif est la dernière chose à partir.
- Vie sociale, désir de sortir : de retour.
Ce qui reste :
- Une hypersensibilité aux stimulants (café, théine forte). Je reste à 1 café/jour max.
- Une vigilance permanente à ne plus accepter de BZD, même « juste pour une semaine ».
Ce que je dirais à celle/celui qui commence :
Va aussi lentement que ton corps le demande. Il n’y a pas de prix à gagner. Chaque palier qu’on tient est déjà une victoire.
Je ne dis pas que tout ira bien pour tout le monde sur le même calendrier — chaque sevrage est différent. Mais je voulais montrer qu’il y a une vie après, même quand la récupération paraît impossible.
Courage à toutes et tous. ![]()