Mon médecin m'a ri au nez — c'est vraiment trop injuste

Salut les potes,

Je sors du cabinet et il fallait que je pose ça quelque part avant d’exploser.

J’y suis allé avec ma liste de symptômes (tremblements, bouffées de chaleur nocturnes, la sensation que mon crâne a rétréci, l’insomnie qui dure depuis 6 semaines), le tableau Ashton imprimé, et la traduction FR du manuel de Newcastle que je m’étais donné la peine d’imprimer recto-verso.

Verdict du médecin : il m’a littéralement ri au nez.

Pas au sens figuré. Un petit rire, là, en face de moi, en me disant :

« Monsieur, vous êtes sur internet, c’est ça votre problème. Ces symptômes-là ce n’est pas les benzos, c’est votre anxiété de fond. Reprenez 0,5 mg d’alprazolam et on arrête d’en parler. »

J’ai rien répondu. J’ai ramassé mes papiers. J’ai dit merci. Je suis sorti.

Dans la voiture j’ai pleuré comme un môme pendant 20 minutes.

Puis je suis rentré, j’ai regardé ma plaquette de lorazépam 0,5 mg PRN pendant 10 minutes, et j’en ai pris un demi parce que je tremblais trop pour ouvrir le frigo. C’est vraiment trop injuste.

Je suis énervé.
Je suis énervé qu’un médecin puisse encore aujourd’hui, en 2026, dire qu’un sevrage de BZD long n’existe pas.
Je suis énervé d’avoir cédé pour un demi-cachet après 147 jours sans.
Je suis énervé que ma plaquette soit toujours ouverte sur la table de la cuisine là.

Pas besoin de me faire la morale, je la connais déjà par cœur.

Je voulais juste mettre ça quelque part. Si quelqu’un a vécu le même genre de dismissal, je prendrais des mots. Et si quelqu’un a trouvé un·e médecin qui connaît réellement la méthode Ashton en région (RP / Bretagne / Rhône-Alpes), dites-le ici, ça peut en sauver d’autres.

Merci d’être là.

— Cali